Histoire de l'Improvisation
L'improvisation sous forme de match a vu le jour en 1977, au Québec. Deux comédiens du théâtre expérimental de Montréal, Yvon Leduc et Robert Gravel, constatant que les théâtres se vidaient au profit des patinoires de hockey, eurent l'idée de créer un spectacle qui "allierait" sport et théâtre… Les matchs d'improvisation étaient nés, détournant les maillots, les tiers temps et les règles du hockey sur glace pour donner aux amateurs de spectacle et aux acteurs, le frisson du direct, de l'invention et du danger.
Dès 1982, ces matchs d'improvisation étaient retransmis sur Radio Québec et devenaient un sport national pour nos cousins d'outre-atlantique. "L'impro" arrive sur notre continent en 1980 : la France, la Belgique, la Suisse, l'Italie, l'Allemagne, l'Espagne, et le Maroc créent leur propre ligue.
le Jeu
Le match se déroule dans une patinoire ressemblant en tout point à celles utilisées pour le hockey, à l'exception de l'absence de glace, et de ses dimensions plus raisonnables (5 x 5 mètres). S'y affrontent deux équipes de 6 joueurs (ordinairement 3 hommes et 3 femmes) assistés d'un entraîneur ou "coach". L'arbitre du match annonce les thèmes tirés au sort, ainsi que le durée de l'impro, sa catégorie (à la manière d'une pièce de Molière, d'un roman de Duras, etc… le plus souvent libre) et la limite du nombre de joueurs.
Chaque match dure 90 minutes, soit trois périodes de 30 minutes entrecoupées d'une pause de 10 minutes. L'arbitre (et ses deux assistants) se doit de veiller au respect du règlement, et sanctionne les fautes commises (trois fautes donnant un point à l'équipe adverse). Ecoute, créativité, répartie, humour sont les piliers d'une bonne improvisation.
Le public a aussi son rôle à jouer : c'est lui qui par son vote, détermine l'équipe remportant le point à la fin de chaque improvisation. Il peut aussi exprimer son mécontentement envers les joueurs (ou l'arbitre) en jetant les pantoufles fournies à leur entrée dans la salle.






